« Comment tu fais pour tout gérer ? » C'est LA question que j'entends le plus souvent. La vérité ? Je ne « gère » pas tout, tout le temps. Et c'est correct. Après 3 ans à jongler entre ma carrière, ma fille, mon couple et mes propres besoins, j'ai appris que l'équilibre parfait n'existe pas. Par contre, j'ai découvert des stratégies qui m'ont permis de me sentir moins débordée et plus alignée avec mes valeurs. Voici mon histoire et mes meilleurs conseils.
Mon histoire : de l'épuisement à l'équilibre
Il y a deux ans, j'étais au bord du burn-out. Maman d'une petite de 10 mois, gestionnaire dans une entreprise exigeante, j'essayais d'être parfaite partout : la maman parfaite qui prépare des purées maison, la professionnelle exemplaire qui ne refuse jamais un projet, la conjointe attentionnée, la fille dévouée, l'amie présente...
Résultat ? J'étais épuisée, irritable, et je ne reconnaissais plus la personne que j'étais devenue. Un matin, en pleurant dans ma voiture avant d'entrer au bureau, j'ai compris qu'il fallait que quelque chose change. Ce jour-là, j'ai pris la décision d'arrêter d'essayer d'être parfaite et de commencer à être intentionnelle.
L'équilibre n'est pas une destination
C'est un ajustement constant. Certaines semaines, le travail demandera plus. D'autres, ce sera la famille. L'important est de rester consciente de ces déséquilibres temporaires et de se réajuster régulièrement.
Les piliers de mon équilibre
Définir mes valeurs et mes priorités
J'ai pris le temps de vraiment réfléchir à ce qui était important pour moi. Pas pour Instagram, pas pour ma mère, pas pour ma boss. Pour MOI.
Mes valeurs : être présente pour ma fille, exceller dans mon travail (mais pas au détriment de ma santé), prendre soin de mon corps et de mon esprit, cultiver des relations authentiques.
Une fois ces valeurs claires, j'ai pu commencer à dire non à tout ce qui ne les servait pas.
Établir des limites claires
Fini les courriels à 22h. Fini de dire oui par culpabilité. J'ai établi des limites avec mon employeur, ma famille, et surtout avec moi-même.
Au travail : Je ne réponds plus aux urgences après 18h sauf vraie crise. J'ai bloqué dans mon agenda du temps pour le travail en profondeur.
À la maison : Quand je suis avec ma fille, mon téléphone est en mode avion. Cette heure de bain et de routine du soir est sacrée.
Pour moi : Mes 3 entraînements par semaine ne sont pas négociables. C'est du temps investi dans ma santé mentale et physique.
Lâcher prise sur la perfection
Ma maison n'est pas toujours impeccable. Je n'ai pas assisté à toutes les activités à la garderie. Certains soirs, on mange des croquettes de poulet. Et vous savez quoi ? Ma fille est heureuse, épanouie et aimée.
J'ai appris à me concentrer sur ce qui compte vraiment plutôt que sur l'apparence de perfection.
Construire un village
J'ai arrêté d'essayer de tout faire seule. J'ai demandé de l'aide. Mon conjoint fait maintenant les lunchs et gère les matins. Ma mère garde ma fille un samedi par mois. J'ai une femme de ménage deux fois par mois.
Déléguer n'est pas un échec. C'est de l'intelligence.
Mes stratégies concrètes au quotidien
Time blocking
Je planifie ma semaine par blocs : temps travail, temps famille, temps personnel. Ce qui est dans l'agenda existe. Le reste attend.
Morning routine
Je me lève 45 minutes avant ma fille. C'est MON temps : café, journaling, parfois yoga. Je commence la journée pour moi, pas en réaction aux besoins des autres.
Limites technologiques
Pas de téléphone à table. Pas d'écran une heure avant le coucher. Les notifications sont désactivées pour tout sauf les urgences.
La règle des 3
Chaque jour, je choisis 3 priorités maximum : 1 pour le travail, 1 pour la famille, 1 pour moi. Le reste peut attendre.
Simplification des repas
Menu tournant de 10 repas que je refais en rotation. Batch cooking le dimanche. Zéro culpabilité sur les raccourcis.
Sport non-négociable
3 fois par semaine, je vais à MamaGym & Co, au yoga et course à pied. C'est mon temps, ma thérapie, mon moment pour me reconnecter à moi-même.
Gérer la culpabilité (le vrai combat)
Parlons de l'éléphant dans la pièce : la culpabilité. Cette compagne constante de toute maman qui travaille. Je culpabilisais de laisser ma fille à la garderie. De ne pas être à 100% au travail quand je pensais à elle. De prendre du temps pour moi alors que je pourrais être avec elle.
Ce que j'ai compris sur la culpabilité
La culpabilité vient souvent du décalage entre nos attentes irréalistes et la réalité. Elle me signalait que j'essayais d'atteindre un standard impossible.
Maintenant, quand je sens la culpabilité pointer, je me pose deux questions :
1. Est-ce que je respecte mes valeurs ?
2. Est-ce que je fais de mon mieux avec les ressources que j'ai ?
Si la réponse est oui aux deux, je laisse la culpabilité passer comme un nuage.
Ma fille ne veut pas d'une maman parfaite. Elle veut une maman présente, épanouie, qui lui montre qu'on peut poursuivre ses rêves tout en étant une bonne mère. Et pour ça, je dois prendre soin de moi.
L'importance du temps pour soi (sans culpabilité)
Le cercle vicieux
Je donnais tout aux autres. Je m'oubliais complètement. Résultat : irritabilité, ressentiment, épuisement. Et paradoxalement, j'étais moins présente pour ma fille et moins performante au travail.
Le cercle vertueux
Je protège mon temps pour moi. 3 entraînements par semaine. Un samedi par mois avec mes amies. Des moments de lecture chaque soir. Résultat : je suis plus patiente, plus joyeuse, plus présente.
Prendre soin de soi n'est pas égoïste
C'est le plus beau cadeau que vous pouvez faire à votre famille. Vous ne pouvez pas verser d'une tasse vide. Remplissez votre tasse en premier.
Adapter son travail (quand c'est possible)
J'ai eu des conversations honnêtes avec mon employeur. J'ai négocié un horaire flexible : je commence plus tôt pour finir à 16h et récupérer ma fille. Je travaille de la maison deux jours par semaine.
Préparez votre argumentaire
Montrez comment cette flexibilité vous rendra plus productive, pas moins. Proposez une période d'essai.
Soyez claire sur vos besoins
Ne demandez pas la permission, proposez une solution. « J'aimerais terminer à 16h et être disponible par courriel jusqu'à 17h. »
Prouvez votre valeur
Maintenez vos performances. Montrez que la flexibilité améliore votre productivité et votre engagement.
Explorez vos options
Si votre employeur refuse toute flexibilité, peut-être est-il temps d'explorer d'autres opportunités qui respectent vos besoins.
Les jours difficiles : ma trousse de survie
Parce qu'il y aura des jours où tout s'effondre. Bébé malade, présentation importante au travail, nuit blanche, dispute avec le conjoint... tout en même temps.
Mode survie activé
Ces jours-là, je lâche tout ce qui n'est pas essentiel. Repas simple, écrans pour l'enfant, minimum au travail. Je survie, et c'est correct.
Activer le réseau
J'appelle à l'aide : conjoint, parents, amies. C'est pour ça qu'on construit un village.
Micro-pauses
5 minutes de respiration profonde dans l'auto. Une courte marche. Un podcast inspirant. De petits resets qui m'empêchent de craquer.
Perspective
Je me rappelle : ce n'est qu'une journée difficile, pas une vie difficile. Demain sera mieux.
Ce que je dirais à la moi d'il y a 3 ans
Chère Sophie épuisée
Tu n'as pas à être parfaite. Tu n'as pas à tout faire. Demander de l'aide n'est pas un échec.
Tes limites sont légitimes. Ton repos est productif. Ton temps pour toi est essentiel.
Ta fille ne se souviendra pas de la maison impeccable. Elle se souviendra de ta présence, de tes rires, de ton amour.
Arrête d'essayer d'être la meilleure partout. Choisis d'être vraie, présente et bienveillante avec toi-même.
Et oui, inscris-toi à ce gym avec garderie. Ce sera l'une de tes meilleures décisions.
Un espace pour vous reconnecter à vous-même
Chez MamaGym & Co, on comprend que prendre soin de soi n'est pas un luxe, c'est une nécessité. Venez vous entraîner pendant que nous prenons soin de vos enfants. Vous le méritez.
Réserver mes cours d'essaiEn conclusion
L'équilibre parfait n'existe pas. Mais un équilibre qui vous ressemble, qui respecte vos valeurs et vos limites, c'est possible. Ça demande du courage pour établir des limites, de l'honnêteté pour reconnaître vos besoins, et de la bienveillance envers vous-même quand tout ne va pas comme prévu.
Vous êtes une bonne mère. Vous êtes une professionnelle compétente. Et vous méritez de prendre soin de vous. Ces trois choses peuvent coexister.
Soyez patiente avec vous-même. Vous faites de votre mieux, et votre mieux est suffisant.
